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Paracha bear

L’étude de ce Dvar Torah est consacrée a la mémoire de Hanna bat zahra, Hanania Rephael ben Hanna,
Mahlouf ben Merima, Diamanti bat Messaouda, Raphael ben Yaakov, Gracia bat Hanna,Jais ben Rahel, Eliahou ben Hanna, Amram ben Zarha.

Paracha Bear
1. L’ours qui danse.
2. Représentations internes de la Sainteté
3. «Ai-je grandi ou non? »

L’Approche juive de la douleur émotionnelle.Les larges
1. épaules de D.ieu
2. Cœur brisé

Beaucoup de gens se demandent pourquoi ils s’égarent dans leurs pensées pendant la prière. Pourquoi se laisse t-on emporter par notre imagination en ces moments particuliers? Une blague bien connue, lorsque vous avez besoin d’une idée de génie, commencez à prier. Peut-on faire quelque chose pour rester concentré et ressentir alors que nous nous tenons debout devant le Tout-Puissant?
Certaines personnes ont ce qu’on appelle un «petit coin pour méditer», un lieu réservé pour ca, dans lequel elles peuvent réfléchir ou se remettre les idées en place. Cette pratique est fondée sur le fait que les environnements influencent notre comportement et jouent sur le moral. Cet endroit sera donc associé à la concentration. Permettez-moi de m’expliquer :
L’ours qui danse.
Avez-vous déjà vu un ours danser dans un cirque? L’ours se dresse sur ses pattes de derrière, balance ses pattes de devant, et danse avec la musique. La façon dont les ours sont dressés pour la danse peut nous enseigner une leçon importante sur le fonctionnement de notre propre cerveau. Lors du dressage, ils mettent des charbons ardents sous ses pieds tout en jouant de la musique. Le pauvre ours fait un lien entre la musique et le sol brûlant. Le résultat: quand on joue de la musique au cirque, l’ours essaie de garder ses jambes le moins possible sur le sol – ce qui ressemble a de la danse.
Dans une certaine mesure, le cerveau humain fonctionne de la même manière: il intériorise un sentiment et le relie à l’environnement dans lequel il a été éprouvé. (Cet environnement est défini dans le cerveau d’éléments divers, y compris des perceptions sensorielles, de l’heure, du lieu et des personnes en rapport avec cet environnement.) C’est ce qu’on appelle «la représentation interne.” Parce que le cerveau fonctionne de cette façon, les gens qui ont du mal à s’endormir, par exemple on leur conseille de ne rien faire au lit, sauf dormir. En lisant au lit, le cerveau identifie le lit comme un lieu d’éveil, ce qui nuit à la capacité d’entrer en sommeil.
Ce concept de «représentation interne» peut être utile dans de nombreux domaines de la vie. Être conscient de cela peut nous aider à maîtriser nos désirs et nos impulsions. Dans la paracha de cette semaine, nous trouvons une mitsva en rapport avec ce concept.
Représentations internes de la Sainteté
À la fin de notre paracha (26:2), Dieu nous ordonne de craindre et de révérer son sanctuaire: OuMikdashi Tiraou. Le Talmud (Yebamot 6a) explique que le but de ce commandement est de craindre D.ieu qui est présent au Beit Knesset, et de ne pas craindre la synagogue elle-même. Cependant, la Torah choisit de nous communiquer en nous disant “de Craindre Sanctuaire.”: Pourquoi la Torah ne va pas droit au but?

Ceci peut être compris avec le concept mentionné ci-dessus. En se comportant d’une manière respectueuse à la synagogue, pas forcément pendant la prière, nous ressentirons ainsi le respect et la crainte de D.ieu pendant nos prières à la Beit Knesset. Si en revanche, nous parlons de tout et de n’importe quoi à la synagogue, on peut être amené à intérioriser le mauvais type de rapport et de représentation. L’environnement particulier de la synagogue peut influencer notre esprit pendant la prière.
J’ai moi-même été témoin de grands rabbins montrant un respect supplémentaire envers la synagogue. Ils sortaient a reculons et ne donnaient pas le dos a la synagogue, ils ne parlaient a personne et se concentraient que sur la prière. Telle était la coutume du Ari zal. En effet, le Zohar (1:255 a) enseigne qu’en parlant à la synagogue, on fait partir la présence de D.ieu et on retarde la Rédemption finale.
Pour faire une bonne prière, il faut associer la sensation de respect avec le lieu et l’heure de la prière. C’est pourquoi les Sages nous enseignent que nous devrions avoir à la fois un lieu et une heure fixe pour la prière – par opposition à une prière hâtive et abrégée. Il est presque impossible de sentir qu’on est en train de parler à D.ieu, en attendant un e-mail ou en courant pour attraper un bus.
Le concept qui a été développé permet de mieux comprendre l’enseignement des rabbins (Yoma 86b): Qu’est-ce qu’un Baal Techouva (repenti)? Celui qui passe par la même tentation, et qui surmonte ses désirs. Rav Yehuda explique que les trois parties de la tentation comprennent: le lieu, l’heure et les personnes impliquées dans la faute.
À première vue, les rabbins semblent dire que jusqu’à ce que le Baal techouva résiste à la tentation du même scénario, où il a précédemment échoué, il n’a pas encore prouvé que plus jamais il réitérera la faute. Mais, nous nous demandons, doit-il vraiment retourner dans la zone dangereuse de nouveau pour prouver qu’il a changé sa voie ?
En effet, le Yakkar Klei (Devarim 30:11) explique qu’il ne faut pas revenir physiquement sur la scène du péché, afin de prouver ses regrets. Le vrai repentir est exprimé par un cœur plein de regrets et un Vidouy approprié. – “B’phicha U’bilvavcha La’asoto.” Par un regret sincère, on éprouve le sentiment aussi bien visuel qu’auditif connu pendant le moment du péché. C’est presque comme si on y était vraiment et revivait cette expérience terrible. En se replaçant réellement a l’endroit où on a échoué auparavant, il y a une trop grande probabilité d’échouer a répétition.
«Ai-je grandi ou non? »

Il est important de reconnaître que l’impact des sentiments liés à un contexte donné peut être puissamment négatif aussi bien que positif. C’est pourquoi, par exemple, les étudiants en internat qui ont largement réussis à surmonter les difficultés liées à l’adolescence dans leur environnement de tous les jours sont confrontés aux mêmes nisyonotes (tests ou épreuves) qu’ils croyaient avoir surmonté depuis a leur retour chez eux pour les vacances. Les anciens problèmes et habitudes pourraient resurgir telles les rivalités au sein de la famille, les anciennes fréquentations, les endroits pas très recommandés. Certains peuvent même commencer à douter d’eux même, à se demander combien ils ont vraiment mûris depuis leur départ de la maison. Mais la vérité est qu’ils n’ont jamais réellement évolués dans cette ambiance. En effet, ils pourraient ne jamais être en mesure de réaliser leur potentiel dans ce cadre. Il serait bien de prendre plus de temps avant de passer d’un cadre sain et de gagner plus d’assurance, pour revenir faire face à leur passé.

2. L’Approche juive de la douleur émotionnelle.
V’Lo tono ish et amito (25:17). Ce verset nous enseigne qu’il est interdit d’utiliser la ona’at devarim, la parole offensive et insultante. Le Sefer Hachinuch écrit que, bien que celui qui garde le silence suite a une offense soit rendu hassid et soit aimé de Dieu, la Torah ne commande pas dans ce cas de retenir son silence. La nature humaine fait que c’est pratiquement impossible.
Nous trouvons un commentaire étrange dans le Talmud. “Depuis la destruction du Temple, toutes les portes de la prière sont fermées, sauf les portes de l’ona’ah et des larmes» (Baba Metsiah 59a). On aurait pu s’attendre a ce que ces portes célestes soient ouvertes d’abord et avant tout à la prière de personnes dans le besoin ou a la prière des justes.
Rabbénou Bechaye explique: «Lorsqu’une personne qui a été offensée se sent blessée, dégradée, et humiliée par la douleur, il prie de tout son cœur préoccupé avec ferveur – et se fait entendre.”
Les larges épaules de D.ieu

En effet, même en faisant une introspection, la douleur causée par des paroles blessantes peut être pire qu’une douleur physique ou une perte financière. Une personne offensée se sent «émotionnellement seule», et quand il se tourne vers Dieu pour un soutien, D.ieu sera là pour lui. La consolation Intellectuelle ou rationnelle ne guérit pas généralement une blessure émotionnelle. Ce qui est nécessaire, c’est un soutien affectif et l’acceptation. D.ieu, dans Sa bonté, fournira cette assistance si l’offensé y croit vraiment.
Le Rabbi de Pashizhe a posé une question provocante a propos de la Guemara dont nous discutons: Si les portes de ona’ah et des larmes ne sont jamais fermées, pourquoi y a t’il des portes? Le Rabbi a explique que Les portes sont là pour les Teffilot dont les larmes ne sont pas authentiques, versées par une personne qui ne croit pas vraiment que le Créateur soit l’unique adresse veritable pour tout soutien.
Cœur brisé

Il est dit au nom du Rabbi Kotsker qu’il n’y a rien de plus pur et d’entier qu’un cœur brisé. Comme la loi sur la purification des ustensiles en faïence – “shviratan zu hi taharatan” (la purification est réalisée en les cassant) – le cœur est purifié une fois brisé. Seulement alors ce cœur pourra embrasser sa relation avec D.ieu.
Dans la Parashat Bechukotay (26:41), la Torah elle-même explique que toutes les klalot – les malédictions effrayantes, adressées au pécheur – sont destinées à briser le cœur du pécheur obstiné (O az yikana levavam ha’arel). Le Tout-Puissant veut tellement une connexion avec nous qu’il est prêt à faire ce qu’il faut pour la rétablir. Mais si nous inscrivons l’humilité dans notre cœur de nous-mêmes, nous n’aurons pas besoin de ces klalot.
Un des membres des plus dévoués et des plus riches alla le chercher dans son bureau. En voyant le rabbin le visage dans ses mains, il s’est rendu compte que le rabbin avait été affecté. Il offrit la somme de 5.000 Dollars au rabbin dans le but de racheter les insultes et les larmes dont nous devons tous nous acquitter avant Yom Kippour. Naturellement, le rabbin refusa.

Rav ‘Haïm Kanievsky sh’lita dit à un couple dépourvu d’enfant pendant vingt ans venu le consulter qu’il était incapable de leur offrir une ségula ou une Bracha. Pas prêts à accepter leur sort, le mari et la femme en pleurs plaidèrent que cela ne devrait pas être leur sort. Rav ‘Haïm a répondu que la prière la plus puissante sur terre est celle d’une personne n’ayant pas répondu à une humiliation. La prière d’une telle personne a plus de pouvoir que même les bénédictions des plus grands rabbins. En effet, le couple s’est attribue cette «occasion» peu de temps après, et eurent le mérite d’avoir un fils dans l’année!

Shabbat Shalom
yosefarhi@gmail.com

Rabbi Yosef Farhi

L’étude de ce Dvar Torah est consacrée a la mémoire de Hanna bat zahra, Hanania Rephael ben Hanna,
Mahlouf ben Merima, Diamanti bat Messaouda, Raphael ben Yaakov, Gracia bat Hanna,Jais ben Rahel, Eliahou ben Hanna, Amram ben Zarha.

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